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Dyslexie : osez consulter

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Par Vincent Liévin dans Associations, Santé , le 8 novembre 2011 08h14 |

 

 

 

 

En Belgique, jusqu’à ces dernières années, le problème de la dyslexie était supposé résolu à la fin du fondamental. Malheureusement, c’est loin d’être le cas. La Fondation Dyslexie se bat pour sensibiliser le grand public à l’existence de ce trouble et à ses conséquences importantes pour les jeunes et les adultes qui en souffrent (5 à 10% de la population). “En Belgique, la dyslexie est perçue comme l’autisme il y a une vingtaine d’années : le grand public en connait l’existence, mais ne sait pas qu’elle touche beaucoup de jeunes dans leur apprentissage. Et ce même public n’a aucune idée de l’importance de ce pour celles et ceux qui trouble et de ses conséquences négatives en sont atteints. Pour l’enseignement supérieur, nous ne disposons pas de données précises, mais certaines universités en Belgique commencent à se mobiliser sur ce sujet” souligne la Fondation Dyslexie.

Comment savoir que son enfant a un problème de dyslexie?

“Quand la lecture reste lente et difficile en milieu de première primaire, quand l’enfant commet des confusions visuelles et/ou auditives, des inversions, en général, le professeur n’hésite pas et conseille à la famille de consulter une logopède dans le but de réaliser un bilan logopédique” explique Béatrice Colson, orthophoniste-Logopède, sur le site de la Fondation Dyslexie.

Certains ministères de la Communauté française - Enseignement obligatoire et Enseignement supérieur , qui ont pris conscience de cette question,  tentent d’y apporter des solutions. “Quoi qu’il en soit, sauf exception, le jeune dyslexique vit encore un chemin semé d’embûches au cours de ses études secondaires et universitaires. C’est pourquoi beaucoup abandonnent, découragés. Quel que soit leur niveau d’intelligence, trop d’entre eux sont encore orientés vers des voies sans lien avec leurs compétences, au simple fait que la moyenne de leurs notes aura pâti de leurs trop nombreuses fautes d’orthographe (en particulier). Ces carrières mort-nées. Nul n’en chiffrera le coût humain. Au-delà de ces dégâts humains, a-t-on jamais vraiment évalué le coût social des échecs engendrés par la dyslexie ? Comment chiffrer le coût sociétal de tous ces jeunes qui quittent le système éducatif, sans diplôme et sans formation, en raison de leur dyslexie. Alors qu’ils sont dotés d’une intelligence normale. Sans parler de ceux dont l’exclusion éducationnelle se traduit pas une exclusion sociale. Ces exclus ne devraient constituer - au pire - qu’un nombre très marginal. Les solutions existent. Les thérapeutes et les pédagogues disposent aujourd’hui de méthodes pour traiter et améliorer la vie et l’apprentissage des jeunes dyslexiques. Il suffit d’un peu d’imagination, de courage et de bonne volonté, de beaucoup de travail, de moyens financiers et humains pour faire avancer ces solutions” conclut la Fondation Dyslexie.

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